La renarde va au cinéma
Séraphine. Une superbe actrice : un corps lourd et inerte. Une manière de marcher qu'on dirait qu'elle traîne son monde en boulet. Un regard vif, en alerte, en quête. Une volonté de créer : ramasser dans ses promenades, des herbes, de la terre, des fleurs. Penser à créer même dans son travail : du sang pour le rouge. Même dans ses prières : de la cire de bougies piquée à l'autel de Marie. Un peu long début. Puis la rencontre. Elle commence à savoir qu'elle peut. Qu'elle doit créer. Qu'elle doit investir dans ses peintures. Des chardons, des pommes, des arbres/feuilles, des arbres/animaux. Des arbres/souffrance/oeil/interrogation. La voir peindre dans son petit espace. S'espérer identique de force et d'oser. Un beau film avec une vierge Marie qui finira rose et une robe de mariée qui finira camisole. Envie de traîner ma chaise sous un arbre et d'oser.
Be happy. Poppy. C'est aussi mon surnom. Rire pour ne pas pleurer. Sauter pour ne pas reculer. Aller à la rencontre des gens en espérant leur sourire, leur mouvement, leur sortir de leur carcan. Une manière d'enseigner qui semble prouver que la vie est aussi un bonheur jouable. Une petite vie banlieusarde qui devient une grande vie. Parce qu'elle le veut. Se souvenir qu'on peut bousculer les gens pour les rendre plus grands ou au moins, moins petits. Une petite flamme pour longtemps. Merci.
Rumba : une bande annonce colorée : elle est jaune, il est vert et rouge. Ils dansent sans parler. Ils aiment les trucs plutôt vraiment moche. Je me souviens d'une potée avec des fleurs artificielles. Puis l'accident. Un suicidaire raté. Elle perd la jambe, il perd la tête. Alors bien sûr, il fait brûler la maison, elle se fait livrer une jambe en bois trop longue pour peau noire. Il part un matin pour lui acheter un pain au chocolat et il ne revient pas. Il a perdu la chemin de la maison. Il défendra ce petit pain au chocolat parce qu'il se souvient un peu qu'il y a dans sa vie, cette femme laissée sous une couverture, sous une table dans une maison sans toit. Il atterrit sur la place à ne vendre que des beignets. Elle arriva elle aussi sur cette place, un an plus tard avec une rose "boomerang". Il ne la reconnaîtra pas mais il saura qu'il a besoin/envie de cette femme.
Sculpture de lierre
Be happy. Poppy. C'est aussi mon surnom. Rire pour ne pas pleurer. Sauter pour ne pas reculer. Aller à la rencontre des gens en espérant leur sourire, leur mouvement, leur sortir de leur carcan. Une manière d'enseigner qui semble prouver que la vie est aussi un bonheur jouable. Une petite vie banlieusarde qui devient une grande vie. Parce qu'elle le veut. Se souvenir qu'on peut bousculer les gens pour les rendre plus grands ou au moins, moins petits. Une petite flamme pour longtemps. Merci.
Rumba : une bande annonce colorée : elle est jaune, il est vert et rouge. Ils dansent sans parler. Ils aiment les trucs plutôt vraiment moche. Je me souviens d'une potée avec des fleurs artificielles. Puis l'accident. Un suicidaire raté. Elle perd la jambe, il perd la tête. Alors bien sûr, il fait brûler la maison, elle se fait livrer une jambe en bois trop longue pour peau noire. Il part un matin pour lui acheter un pain au chocolat et il ne revient pas. Il a perdu la chemin de la maison. Il défendra ce petit pain au chocolat parce qu'il se souvient un peu qu'il y a dans sa vie, cette femme laissée sous une couverture, sous une table dans une maison sans toit. Il atterrit sur la place à ne vendre que des beignets. Elle arriva elle aussi sur cette place, un an plus tard avec une rose "boomerang". Il ne la reconnaîtra pas mais il saura qu'il a besoin/envie de cette femme.

Sculpture de lierre
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